Aerowork, des histoires humaines avant tout 

par Adrien Fenniche

« L’aéroport, c’était toute ma vie », c’est ainsi que ce Nigérian de 57 ans à l’enthousiasme communicatif résume son parcours professionnel. En effet, il a exercé durant 16 années les métiers d’agent de comptoir, de passage, de piste et de trafic pour Air France à l’Aéroport international Murtala-Muhammed de Lagos. 

Arrivé en France il y a deux ans dans le cadre du regroupement familial, il suit alors le chemin classique de demandeur d’emploi. Malgré son expérience, il lui est proposé une mission de commis de cuisine au Parc Astérix, qu’il accepte néanmoins. C’est alors une frustration pour celui qui apprécie particulièrement le contact avec la clientèle. « Je ne me suis pas senti écouté », confesse-t-il. 

Son histoire avec l’aérien aurait donc pu s’arrêter là, mais c’est en feuilletant une revue spécialisée dans l’aéronautique qu’il tombe sur Aerowork. « Je me suis dit que c’est exactement ce dont j’avais besoin. » Par intérêt et curiosité, il renseigne ses coordonnées et remplit le questionnaire « très simple, très détaillé » et postule à une première offre. Il est alors convoqué à un premier atelier de recrutement. « Je m’y suis présenté, mais je n’ai pas été pris car il fallait avoir le permis de conduire. » 

Un accompagnement qui a fait la différence

Dans la foulée, il reçoit un mail l’invitant à ne pas se décourager et lui proposant de contacter directement un conseiller. « J’ai appelé, et cette personne m’a aidé et accompagné. Ça été très marquant pour moi. » La machine est donc lancée et le process se met en place. C’est au troisième atelier que la société Securitas lui propose un poste d’agent d’accueil sur la plateforme de Paris-CDG. 

« Mon métier est d’accueillir, de diriger et d’informer les passagers, explique celui qui parle le français et l’anglais. Pour être agent d’accueil, il faut aimer les gens. » Après un premier CDD, il accepte un poste en CDI à temps plein avec des journées qui démarrent à 13h pour se finir à 22h30 ou 23h. « Je fais ce que j’aime faire, et j’ai des collègues formidables. » 

C’est donc aujourd’hui un nouveau départ pour Joseph Omotoyinbo, qui avoue être devenu un véritable ambassadeur d’Aerowork. « Lorsqu’on me demande comment j’ai trouvé mon emploi, j’explique que c’est très facile de postuler : il suffit de son téléphone ! »

Cet article est extrait d’aéroport lemag n°107, découvrir le sommaire :

Photo © Dynatos

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