Fort de son ADN axé sur le soutien aux territoires, Edeis a affiché récemment son engagement en faveur de la décarbonation et des mobilités durables dans une feuille de route environnementale « exemplaire, répondant aux spécificités et à l’avenir de nos aéroports régionaux » qui vise à normaliser ses actions de « résilience écologique », selon le document.
Le groupe (17 aéroports en France) a notamment pour objectif de hisser l’ensemble de ses plateformes au niveau 4 (Transition) de l’Airport carbon accreditation (ACA, lire notre article dédié), seul programme mondial de certification institutionnellement reconnu pour la gestion des émissions carbone des aéroports. À ce jour, la quasi-totalité de ses aéroports est certifiée au niveau 3 (Optimisation) sur 5 possibles. Le niveau 4 les engagerait à continuer leurs actions visant à réduire leurs émissions (directes et celles de leurs tiers) tout en définissant une stratégie de gestion du CO2 à long terme (à l’horizon 2050).
Face à l’urgence climatique et aux attentes sociétales spécifiques au transport aérien, Edeis affiche donc ainsi sa volonté d’être « à l’avant-garde de la décarbonation et des mobilités durables ». Cette stratégie, reposant sur l’électrification et le développement de hubs énergétiques, s’articule autour de 5 axes « prioritaires » :
– La décarbonation de l’aérien, notamment à travers son engagement dans le programme ACA, mais aussi via un soutien aux acteurs de l’aviation décarbonée (électrique et hydrogène) et par un plan d’installation de bornes électriques à destination des avions sur toutes ses plateformes dès 2025 ;
– La volonté de faire de ses plateformes des sites éco-responsables « au service des territoires » en limitant au maximum leurs externalités négatives, notamment en réduisant les consommations en eau et en travaillant avec les collectivités locales sur les problématiques liées aux nuisances sonores.
– La transformation de ses aéroports en « pôles d’accueil d’énergies vertes », notamment grâce à un plan d’installation d’énergies renouvelables sur chaque site dès 2025 et à la souscription de contrats d’énergie d’origine 100 % renouvelable.
– La valorisation des espaces de biodiversité de ses aéroports, notamment en participant à des programmes dédiés, en promouvant l’utilisation du 0 phytosanitaire ou encore en optimisant les fauches de ces espaces.
– Une organisation « adaptée à ces enjeux », notamment via une équipe dédiée aux projets environnementaux (déjà en place), ou encore en organisant des points réguliers de convergences sur ces sujets entre tous les aéroports du groupe.
Par ces ambitions, Edeis entend concilier développement économique, maintien de ses missions de service public et préservation de l’environnement, assurant ainsi que ses aéroports restent « au service des populations locales ».
Photo © Edeis / Aéroport lemag
