« Au rythme des nouvelles taxes, il n’y aura bientôt plus de taxes à collecter sur le transport aérien, car il n’y aura plus de vols », déplorait Thomas Juin, président de l’UAF & FA, lundi 14 octobre dernier lors d’une conférence de presse organisée conjointement avec la FNAM au sujet des nouvelles mesures fiscales envisagées à l’égard du transport aérien dans le Projet de loi de finances 2025. Les deux organisations s’alarmaient du « choc fiscal mortifère pour le transport aérien, le tourisme et les territoires » qui pourrait en advenir.
7 jours plus tard, elles ont donc pris connaissance « avec consternation » de l’amendement gouvernemental visant à tripler le montant de la Taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA). Cette mesure, imposée sans concertation ni étude d’impact, vise à lever 1 milliard d’euros. L’UAF & FA souligne qu’elle vient, en étant ajoutée aux taxes environnementales déjà en place et face aux niveaux élevés du tarif de sûreté et de sécurité (T2S), menacer directement l’économie du transport aérien.
« Le choc fiscal qui va s’abattre sur le transport aérien français, à peine remis de la crise sanitaire, expose le pays à un risque réel de destruction de valeur », alerte Thomas Juin pour qui cette nouvelle n’est bonne ni pour l’emploi en France, ni pour le désenclavement des territoires, ni pour la mobilité des entreprises et des citoyens et ni pour la filière touristique. « Les territoires risquent d’être les principales victimes de ce matraquage fiscal. C’est pourquoi nous demandons l’ouverture de discussions avec le gouvernement et les représentants des territoires pour évaluer les mesures et éviter le pire. »
=> Lire le communiqué de presse de l’UAF & FA du 21/10/2024
Photo © Gwen Le Bras pour Groupe ADP
